Donald Trump vient de déclarer que le cessez-le-feu avec l'Iran était terminé, ce qui relance le spectre d'une reprise des hostilités au Moyen-Orient. Et derrière la géopolitique se cache un enjeu très concret pour l'automobile, puisque si le conflit repart, le prix du pétrole pourrait de nouveau s'envoler et raviver la ruée vers la voiture électrique qui n'a même pas eu le temps de se calmer.
Ce qu'on redoutait, mais pas si vite
Il y a quelques jours, en décortiquant le baromètre de l'occasion de leboncoin, je vous écrivais que rien ne nous mettait à l'abri d'une reprise de ce genre de conflit au Moyen-Orient. On ne pensait franchement pas que ça arriverait aussi rapidement. Et pourtant, Donald Trump a estimé ce matin que le cessez-le-feu conclu avec l'Iran carrément terminé, ce qui rouvre la porte à une escalade que l'on croyait calmée pour au moins quelques mois.
Le pétrole, ce détonateur qu'on connaît déjà
On sait exactement à quoi ressemble le scénario, parce qu'on l'a déjà vécu au printemps. Début mars, la fermeture du détroit d'Ormuz, ce passage par lequel transite une énorme partie du pétrole mondial, avait fait bondir le baril de Brent d'environ 72 à près de 120 dollars, une flambée de plus de 50% que l'Agence internationale de l'énergie avait qualifiée de plus grosse perturbation de l'histoire du marché pétrolier. À la pompe, la facture avait immédiatement augmenté, vous n'avez pas pu passer à coté. Depuis, le calme était revenu et le baril était retombé autour de 70 dollars, mais la menace, elle, n'a jamais vraiment disparu.
Et l'électrique dans tout ça
C'est là que la voiture électrique entre en scène. Lors de cette même crise, les Français s'étaient rués sur les modèles d'occasion, avec des recherches en hausse de 80% chez leboncoin et des ventes qui avaient grimpé de 85% sur deux mois. La logique est simple, car quand le plein coûte un bras, brancher sa voiture devient soudain beaucoup plus tentant. Si le conflit repart et que le pétrole s'affole à nouveau, on peut raisonnablement s'attendre à un remake de cette ruée vers les bornes.
On en dit quoi ?
Le souci, c'est qu'une ruée pareille tient beaucoup de la panique. Une transition qui n'avance qu'à la faveur d'une guerre au Moyen-Orient reste une transition bancale, et c'est bien là le vrai problème. Il faut que les populations et les états prennent conscience de tout l'intéret qu'apporte l'electrification du parc automobile, et pas uniquement quand Trump décide d'envoyer un missile.