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Le diésel repasse au-dessus de 2 euros le litre, rouler à l'électrique n'a jamais été aussi rentable

Par Vincent Lautier - Publié le

Le diésel a de nouveau franchi la barre des 2 euros le litre à la mi-juillet, et il continue de grimper, autour de 2,12 euros ces derniers jours. Entre les tensions géopolitiques et l'arrêt des exportations russes, la note à la pompe s'alourdit vite. De quoi rendre la voiture électrique encore plus tentante côté portefeuille.

Le diésel repasse au-dessus de 2 euros le litre, rouler à l'électrique n'a jamais été aussi rentable


Un gazole qui repart à la hausse



Le 15 juillet, le gazole a repassé le seuil symbolique des 2 euros. Six jours plus tard, il tournait déjà autour de 2,12 euros, avec une hausse de 2 centimes sur une seule journée. Concrètement, un plein de 50 litres coûte désormais près de 106 euros, et pour un foyer qui fait deux pleins par mois, on dépasse les 200 euros. Le diesel, longtemps vendu comme le carburant économique, n'a plus vraiment d'économique que le nom.

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Pourquoi ça grimpe autant



Plusieurs causes se cumulent. Le calme revenu après l'accord entre les États-Unis et l'Iran, à la mi-juin, n'aura pas tenu bien longtemps, et les tensions sont reparties. La Russie a surtout interdit début juillet ses exportations de gazole, après une série de frappes ukrainiennes sur ses raffineries, ce qui resserre l'offre disponible sur le marché. Ajoutez à cela un pétrole facturé en dollars, les marges de raffinage et de distribution, sans oublier la fiscalité, et quand toutes ces cases montent en même temps, l'addition à la pompe s'envole.

Le diésel repasse au-dessus de 2 euros le litre, rouler à l'électrique n'a jamais été aussi rentable


L'électrique, de plus en plus imbattable à l'usage



La comparaison finit de plomber le diesel. Une compacte qui avale 5 litres aux 100 kilomètres vous coûte aujourd'hui un peu plus de 10 euros pour cette distance. La même distance parcourue en électrique, rechargée à la maison en heures creuses, revient autour de 2 à 3 euros, soit trois à quatre fois moins cher. Même sur une borne rapide publique, forcément plus chère, la voiture électrique reste devant le thermique. Les Français l'ont bien compris, puisque l'électrique a représenté près de 30% des immatriculations en juin et bondi de plus de 60% sur le premier semestre.

On en dit quoi ?



Chaque hausse du gazole vient renforcer un peu plus l'argument de l'électrique, et vu l'état du monde, le pétrole n'a pas fini de faire le yoyo. Le vrai nerf de la guerre reste la recharge à domicile, celle qui change tout dans le calcul mais qui suppose d'avoir une prise à soi. Pour qui peut brancher sa voiture dans son garage, le match est déjà plié depuis longtemps.