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Nintendo fait le ménage et s’en prend à tous les émulateurs Switch

Par Vincent Lautier - Publié le

Nintendo a envoyé une salve de demandes de retrait à GitHub, qui cible pas moins de treize émulateurs de la Switch d'un seul coup. Alors que la Switch 2 est sur le marché depuis juin dernier, Nintendo ne veut visiblement prendre aucun risque avec l'émulation : projets actifs, abandonnés ou à peine fonctionnels, tout y passe. Certains développeurs ont quand même décidé de résister.

Nintendo fait le ménage et s’en prend à tous les émulateurs Switch


Treize émulateurs dans le viseur



Nintendo a ciblé treize émulateurs dans sa demande de retrait adressée à GitHub : Citron, Eden, Kenji-NX, MeloNX, Pine, Pomelo, Ryubing, Ryujinx, Skyline, Sudachi, Sumi, Suyu et Yuzu. L'argument juridique est le même pour tous : ces logiciels nécessitent les clés de chiffrement prod.keys de la console pour fonctionner, ce qui contrevient aux mesures de protection techniques et donc au Digital Millennium Copyright Act. Nintendo ne fait aucune distinction entre les projets actifs et ceux qui sont à l'arrêt depuis des mois. Si le code touche de près ou de loin à l'émulation Switch, il dégage.

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Certains développeurs résistent



La plupart des projets ont disparu de GitHub sans broncher, mais Eden et Citron ont décidé de ne pas plier et ont migré leurs dépôts vers des serveurs auto-hébergés. La fondatrice d'Eden, Camille LaVey, a défendu son projet en invoquant la préservation du jeu vidéo et le droit de jouer à des titres achetés sur le matériel de son choix. Par contre, MeloNX a fermé son site web, et plusieurs développeurs ont tout simplement jeté l'éponge. Bref, la position de Nintendo sur l'émulation est connue depuis bien longtemps : pour eux, émulateur et piratage, c'est la même chose.

C'est devenu une habitude



Ce n'est pas la première fois que Nintendo s'attaque aux émulateurs. En mars 2024, l'entreprise avait obtenu un accord avec les créateurs de Yuzu, qui avaient accepté de payer 2,4 millions de dollars et de fermer boutique. Dans la foulée, GitHub avait retiré plus de 8 500 clones de Yuzu en mai 2024. Et on se souvient aussi que Zelda: Tears of the Kingdom avait été piraté plus d'un million de fois avant même sa sortie en mai 2023, ce qui avait poussé Nintendo à durcir encore sa politique. Avec la Switch 2 sur le marché depuis juin 2025, Nintendo veut visiblement empêcher que ces émulateurs ne soient un jour adaptés à sa nouvelle console.

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On en dit quoi ?



Sur le plan légal, Nintendo a plutôt les cartes en main, mais le vrai problème, c'est que tout est mis dans le même panier : un outil de piratage massif et un projet communautaire de préservation, ce n'est quand même pas pareil. Avec la Switch 2 déjà dans les mains de millions de joueurs, le message est clair : Nintendo veut un contrôle total sur ses consoles, et ce n'est pas demain que ça va changer.