Finalement, le changement de nom du golfe du Mexique ne se passe pas aussi bien que prévu. La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a déclaré jeudi être prête à engager une action civile contre Google, accusé d’avoir renommé le Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique à la demande du président américain Donald Trump. Une décision que la dirigeante juge erronée et contraire aux normes internationales.
Google face à l'ire du Mexique
Lors de sa dernière conférence, Claudia Sheinbaum a affirmé que son gouvernement avait déjà adressé une lettre officielle à Google pour contester ce changement de nom, qui apparaît sur Google Maps et d’autres services de l’entreprise. Selon elle, Donald Trump a bien signé un décret concernant l’appellation du plateau continental sous souveraineté américaine, mais cela ne concerne pas l’ensemble du golfe.
Nous avons effectivement un différend en ce moment avec Google (…) Et si nécessaire, nous engagerons une action civile, a t-elle averti, soulignant que Google, en tant que référence internationale en matière de cartographie, a une responsabilité vis-à-vis de la précision des informations qu’elle diffuse. Apparemment, rien n'a été évoqué concernant Apple, on ne sait si une seconde lettre suivra ou si le service n'est pas jugé aussi important que celui de son rival....
Claudia Sheinbaum
Un bras de fer diplomatique et juridique
D’après la présidente mexicaine, Google aurait maintenu sa position malgré l’intervention du ministère mexicain des Affaires étrangères. Face à cette résistance, le Mexique envisage une plainte officielle si l’entreprise ne corrige pas ce qu’elle considère comme une erreur.
Aux USA !
Ce différend s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes entre le Mexique et les États-Unis, notamment depuis le retour de Donald Trump à la présidence. Le changement de nom du Golfe du Mexique pourrait être perçu comme une tentative d’affirmation de souveraineté américaine sur une zone maritime historiquement disputée, un sujet sensible pour le gouvernement mexicain.
Cette polémique soulève à nouveau la question du rôle des grandes entreprises technologiques dans la gestion des informations géopolitiques. Google, qui détient 90 % du marché de la recherche en ligne, doit-il suivre aveuglément les décisions politiques des États ou respecter les conventions internationales ? Pour l’instant, l’entreprise n’a pas réagi officiellement à la menace de poursuites judiciaires.